P r e s s e |
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| Terre&Nature, 5 octobre 2006 | |
CAMÉRA INTIMECinéma, photo, théâtre, iconographie, traductions, enseignement : à Sullens (VD), Barbara Erni, qui cumule les casquettes, vient d’achever un film sur les vaches d’Hérens. A voir à l’heure des désalpes. Le cinéma sans le star-system. L’écriture sans le Goncourt. Les expositions moins les mondanités des vernissages. Les recherches iconographiques, les adaptations de pièces de théâtre, d’œuvres littéraires et de catalogues d’exposition, moins le battage médiatique censé faire grimper les ventes et flatter l’ego des auteurs. A Sullens (VD), la vie va, discrète et sereine, tapie à l’ombre d’un grand cerisier rougeoyant au fond d’un jardin un peu échevelé. Explorer le mondeC’est ici que Barbara Erni a « compris assez tard que tout tourne autour de l’image et du l’écriture ». Elle s’en doutait bien un peu, cette native de Coire (GR) licenciée en lettres de l’Université de Zurich qui, dans sa jeunesse, faute de vocation avérée, grappille à Vienne, Lausanne et ailleurs « des bribes de métiers » qu’elle avoue avoir tous pratiqués en autodidacte. Des vaches pas comme les autresEn 2001, elle la promène « dans l’univers des alpages valaisans », y découvre « des vaches pas comme les autres » : les Hérens. Fières, indépendantes, conquérantes, rebelles, mais pas trop. « Entre boue et lumière », Barbara Erni va filmer les cent jours du séjour en montagne d’un troupeau et de sa vache dominante. Aujourd’hui distribué, La Montagne des Reines raconte moins une histoire qu’ »un rythme de vie très contrasté, avec ses épisodes racoleurs très physiques et ses moments intimistes très paisibles ». Marie Dougoud |
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